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27 février 2025 | URBA KBAU

RP 27 02 25 – Revue de la presse congolaise de ce jeudi (GDB).

Les médias congolais reviennent, en ce jeudi 27 février 2025, sur les conséquences de l’occupation de certaines localités, cités et villes par les M23 soutenus par le Rwanda sur les plans éducatif, sportif et sécuritaire.

L’école en temps de guerre, c’est pas la récré !

Le Bulletin de l’ACP titre: « Nord-Kivu et Sud-Kivu : plus d’un million d’enfants affectés par la fermeture d’écoles »

Les M23 soutenus par l’armée rwandaise ont été accusés, mercredi 26 février, de fermeture d’écoles, affectant plus d’un million d’enfants dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, rapporte l’ACP. Dans un communiqué, le ministère de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté de la RDC, révèle que la crise actuelle a entraîné la fermeture de 2594 écoles, dont 1483 au Nord-Kivu et 1111 au Sud-Kivu, affectant 1 108 962 enfants, ajoute l’agence.

Plusieurs écoles ont été, en effet, bombardées, détruites ou réquisitionnées par des groupes armés pour en faire des bases militaires, complète Forum des As.Le climat d’insécurité permanente, alimenté par la présence du M23 et de l’armée rwandaise, complique toute tentative de retour à la normale dans les établissements scolaires, conclut FdA.

Des personnes brulées vives à Goma ? Mais combien ?

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Focus Actu du 26 février 2025 annonce « Tragédie à Goma : Incendie meurtrier dans une buvette, des bilans contradictoires sur les victimes »

Tragédie à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Un incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 février dans une buvette dénommée « 3è Mi-temps », dans le quartier Don Bosco, causant des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

Des bilans contradictoires sur les victimes

Cependant, l’ampleur du drame reste sujette à controverse. Selon une source citée par l’Agence congolaise de presse (ACP), le bilan dépasserait les 200 morts. Une estimation aussitôt contestée par une source proche de l’établissement, qui juge ce chiffre irréaliste : « Non, 200 morts, c’est impossible. Le bar ne peut même pas accueillir une telle affluence. Selon les informations en notre possession, il y aurait deux morts ».

Cette même source rapporte qu’un échange de tirs a eu lieu peu avant l’incendie. Des bandits armés auraient été signalés dans la zone vers 21 heures, provoquant une intervention des combattants du M23, groupe rebelle actif dans la région. Ce face-à-face aurait entraîné un violent affrontement, au cours duquel les assaillants se seraient réfugiés dans le bar. L’origine exacte du feu reste cependant inconnue : « Ce que nous ignorons, c’est si l’incendie a été déclenché par les tirs ou s’il a été provoqué volontairement par le M23 »..

Le M23 mis en cause

Le Mouvement du 23 Mars (M23), qui occupe Goma depuis un mois, est de nouveau mis en cause. La ville est en proie à une insécurité croissante, marquée par des assassinats et des violences en recrudescence.

L’évasion massive de plus de 4 000 détenus de la prison centrale de Munzenze, le dimanche 26 janvier dernier, exacerbe également la situation. Ces criminels dangereux errent désormais en toute liberté dans la nature et participent à la montée de la criminalité.

Un climat de peur et d’incertitude

L’incendie du bar 3è Mi-temps illustre une fois de plus la fragilité de la situation sécuritaire dans la capitale du Nord-Kivu.En attendant, la population demeure noyée dans un sentiment de psychose car rien ne garantit sa sécurité ».

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Et dans les zones contrôlées par le M23, note Mediacongo.net, le mouvement rebelle instaure sa propre administration. Si certains services fonctionnent, l’adhésion de la population semble forcée, fait remarquer le portail.

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Pendant ce temps, décrit Actualite.cd, Uvira, où le gouverneur Purusi devra désormais exercer son autorité, est également sous tension. L’organisation Médecins Sans Frontières alerte sur une aggravation de l’insécurité depuis le 15 février.

RDC / CPI

Apic titre « RDC – atrocités de l’Est : Karim Khan en tête à tête avec Félix Tshisekedi »

« Le Président de la République Félix Tshisekedi a reçu mardi 25 février à la cité de l’union africaine le procureur général de la CPI, Cour Pénale internationale, Karim Khan

La crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays était particulièrement au centre de leurs discussions.

À cette occasion, le Procureur de la CPI a lancé un appel à témoins sur les atrocités perpétrées dans les zones sous occupation de l’armée rwandaise et des terroristes du M23. Ceux qui ont des preuves sur des crimes de génocide, crimes de guerre ou crimes contre l’humanité sont priés de les envoyer sur le site de la CPI.

« Pour M. Khan, la population congolaise a droit à la protection et à la justice. Il a rassuré que la CPI, qui a signé un protocole d’accord en 2023 avec la République Démocratique du Congo suit de près la situation qui prévaut dans l’Est.

Profitant de la circonstance, les services de la CPI ont laissé attendre q’ une Conférence internationale sur la paix, la sécurité et la justice devrait avoir lieu en avril prochain à Kinshasa ».

Habari.RDC titre « La CPI se moque-t-elle de la RDC ? »

« Le procureur de la CPI, Karim Khan, est arrivé à Kinshasa sous prétexte de venir enquêter sur les crimes dans l’est de la RDC. La question est : combien de fois va-t-il enquêter ? Car, il était déjà venu en RDC en mai 2023, toujours pour enquêter. De qui se moque-t-il ? La passivité de la Cour pénale internationale face aux crimes quotidiens dans l’est de la RDC, ne fait que prouver la complicité de la communauté internationale..

Je me demande si les violences et les atrocités commises en RDC ont encore besoin d’être prouvées. De multiples rapports d’experts des Nations unies, d’ONG et du gouvernement étalent à suffisance toutes les preuves de crimes, leurs auteurs et leurs commanditaires. Le procureur de la Cour pénale internationale cherche encore quelles preuves ?

A Gaza, la CPI a agi très vite en lançant un mandat international contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Mais en RDC où les violences durent depuis des décennies, Karim Khan cherche à faire des enquêtes. Si ce n’est de pour se moquer de la RDC, je n’ai pas d’autre verve pour qualifier l’attitude de la Cour pénale internationale. Car, pour nous, il n’y a plus besoin d’enquête à faire, il faut des actions. Et les actions à mener sont :

Lancer un mandat d’arrêt international contre le président rwandais Paul Kagame pour les crimes documentés commis par son armée dans l’est de la RDC ;

Lancer un mandat d’arrêt international contre les dirigeants du M23 pour leur collaboration avec l’armée rwandaise sur le territoire souverain de la République démocratique du Congo ;

Lancer des mandats d’arrêts internationaux contre des civils ou des militaires congolais qui ont contribué ou participé de près ou de loin aux crimes dans leur pays ;

Infliger des réparations au Rwanda pour tous les crimes économiques (pillages de minerais congolais et autres ressources naturelles) ; mais aussi pour les violences faites aux femmes et aux enfants pendant l’occupation rwandaise de l’est de la RDC.

Voilà ce que les Congolais attendent de la Cour pénale internationale. Voilà la seule façon efficace de mettre fin au cycle de violences dans l’est de la République démocratique du Congo.

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Politique

Les Volcans titre « RDC : Un parti politique annonce son retrait de l’Union Sacrée pour la Nation »

Un parti politique a officialisé ce 26 février, son retrait de l’Union Sacrée pour la nation (USN), une plateforme politique qui soutient le pouvoir en place.

« Après réflexion au sein du bureau politique de l’Alliance pour la Démocratie (AD), il a été décidé du retrait de notre formation politique de l’Union Sacrée de la Nation pour préserver les valeurs et principes démocratiques. Notre combat politique ne s’accommode plus avec les idéaux véhiculés au sein de cette plateforme. Le salut du peuple doit être la loi suprême des dirigeants et non les intérêts partisans, » a déclaré Joseph Stéphane Mukumandi, le Président national du parti, dans un communiqué officiel.

C’est pareil à un déchirement au sein de l’Union Sacrée, qui avait été constituée en 2021 avec l’objectif de soutenir la politique du président Félix Tshisekedi. Selon Mukumandi, les idéaux portés par l’Alliance pour la Démocratie ne sont plus en phase avec ceux défendus par l’USN.

Le retrait de l’AD pourrait avoir des répercussions considérables sur la stabilité de cette coalition politique déjà fragilisée. Les dernières déclarations du président Tshisekedi et de son prédécesseur Joseph Kabila sur la crise dans l’est du pays ont intensifié les tensions internes. Le débat s’est également orienté autour de la formation d’un gouvernement de cohésion nationale, proposition qui pourrait redistribuer les cartes du pouvoir.

Les observateurs politiques redoutent que cette rupture ne constitue qu’un début de dissidence au sein de l’Union Sacrée. De nombreux partis commencent à remettre en question la direction politique du pays, ce qui pourrait entraver les efforts de stabilité et de réconciliation nécessaires dans le pays.
Le retrait de l’Alliance pour la Démocratie est donc un événement à suivre de près, car il pourrait entraîner une dynamique nouvelle dans les relations politiques de la RDC, à l’heure où la crise sécuritaire se transforme en une véritable crise politique ».

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La Libre Afrique titre « RDC : le passeport confis qué à Lubumbashi de Monseigneur Nshole  Le président de la Cenco dénonce une provocation de la DGM.» par Hubert Leclercq.

« Revenant de Dar es Salaam et alors qu’on s’apprêtait à prendre l’avion de Lubumbashi pour Kinshasa parce que nous devons rencontrer ce jeudi le Président Sassou Nguesso, la Direction Générale de Migration (DGM) de l’aéroport international de la Luano à Lubumbashi a confisqué le passeport de Monseigneur Nshole (secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo – Cenco) pendant plusieurs heures, sur instruction de la hiérarchie et sans la moindre explication. Le passeport ne lui a été restitué qu’après plusieurs interventions. »

« La Cenco proteste et condamne avec la dernière énergie cette grave tentative de violation de la liberté de circulation d’un Prélat de ce rang. Ce genre de provocation ne favorise pas la recherche de la paix et de la cohésion sociale. Nous sommes engagés à rechercher la paix pour notre peuple qui souffre. Cette intimidation ne nous décourage pas dans notre quête de trouver une solution pacifique face aux problèmes auxquels le pays est confronté actuellement», a dénoncé, dans un communiqué, Monseigneur Fulgence Muteba Mugalu, archevêque métropolitain de Lubumbashi et président Cenco, qui a conclu en espérant que « ce genre d’incident ne se reproduira plus ».

Le Monde et AFP titrent « Avancée des rebelles du M23 en RDC : Londres annonce « suspendre » la majorité de ses aides financières à Kigali »

« En l’absence de progrès significatifs », le Foreign Office suspend les fonds à destination du Rwanda, à l’exception des programmes destinés aux personnes « les plus pauvres et les plus vulnérables ».

Le ministère des affaires étrangères britannique a annoncé mardi 25 février la suspension de la majorité de ses aides financières au Rwanda, dont les troupes participent à l’avancée du mouvement M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Les hostilités doivent cesser immédiatement. Les récentes offensives du M23 et des forces de défense rwandaises, et notamment la prise de Goma et de Bukavu, constituent une violation inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC », a une nouvelle fois martelé le Foreign Office dans son communiqué.

Ces fonds seront suspendus « en l’absence de progrès significatifs », à l’exception des programmes britanniques destinés aux personnes « les plus pauvres et les plus vulnérables » au Rwanda. Londres a également déclaré qu’il prévoyait de se « coordonner avec ses partenaires sur de potentielles nouvelles sanctions ».

« Solution politique »

Selon le Foreign Office, le chef de la diplomatie britannique, David Lammy, a rencontré le président de la RDC, Félix Tshisekedi, à Kinshasa, et le président rwandais, Paul Kagame, à Kigali, les 21 et 22 février. Il les a exhortés à s’engager de « bonne foi dans les processus de paix » menés sous l’égide d’anciens dirigeants africains, et a réclamé le retrait des forces rwandaises du territoire de la RDC, son ministère affirmant qu’il n’existe qu’une « solution politique » à ce conflit.

Lors d’une offensive éclair ces dernières semaines dans l’est de la RDC, le groupe armé M23 et ses alliés rwandais ont pris le contrôle de Goma et Bukavu, les chefs-lieux des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. Les combats ont fait des milliers de morts, selon l’Organisation des Nations unies, qui craint un embrasement dans cette région en proie aux conflits depuis plus de trente ans.

Les pays d’Afrique australe et de l’Est ont nommé trois anciens dirigeants du Kenya, de l’Ethiopie et du Nigeria pour être les « facilitateurs » d’un « processus de paix » en RDC. « Il incombe à toutes les parties de protéger la population de l’est de la RDC, qui a tant souffert dans ce conflit », a indiqué le Foreign Office, ajoutant qu’une enveloppe d’aide humanitaire de 14,6 millions de livres (17,6 millions d’euros) serait débloquée pour aider les civils.

LE RASOIR de La Prospérité s’intitule: « TELESCOPAGE ? »

Les initiatives diplomatiques se bousculent pour résoudre la crise à l’Est de la RDC.

L’Afrique aborde la question de façon discordante alors que l’armée rwandaise avec ses supplétifs de l’AFC/M23, n’ont voulu observer aucun cessez-le-feu jusqu’à se retrouver sous le coup des sanctions des Occidentaux. Aujourd’hui, la Communauté Internationale s’en remet aux organisations africaines pour une issue pacifique de cette crise. Malheureusement, celles-ci se montrent dépassées par les évènéments.

Il a donc fallu un coup de pouce des Occidentaux pour voir les lignes bouger. L’Afrique minée par la lutte des intérêts partisans ne sait pas se positionner en toute neutralité. Il faut commencer par évoquer l’Accord-cadre d’Addis-Abeba qui n’a même pas connu un début d’exécution. Puis vinrent les pays de l’Afrique de l’Est (EAC).

Les forces kenyannes qui ont dirigé le déploiement des autres forces armées dans la région, n’auraient pas été neutres. Les RDF et le M23 ont élargi des territoires sous occupation violant ainsi tous les principes de cessez-le-feu. En attendant, un accord politique a été signé à Nairobi avec tous les groupes armés écumant l’Est de la RDC sous l’égide de l’ancien président Uhuru Kenyatta.

Le M23 voulait un traitement particulier en négociant directement avec le gouvernement de Kinshasa. Félix Tshisekedi se verra dans l’obligation de renvoyer les forces de l’EAC en remplacement de celles de la SADC. Puis, finalement, les deux forces sous-régionales vont se mutualiser.

Entretemps, l’armée rwandaise prend le contrôle de Goma et de Bukavu aggravant ainsi la crise humanitaire. Un panel d’anciens dirigeants sera désigné comme facilitateur en remplacement du médiateur de l’Union africaine. Lourenço appelé à assumer la présidence tournante de l’UA, Uhuru Kenyatta, déjà impliqué dans le processus de Nairobi, il apporte une connaissance approfondie des acteurs du conflit.  » Son rôle sera de garantir la continuité des efforts diplomatiques et de maintenir les contacts avec les groupes armés présents dans l’Est de la RDC. Il y a aussi Olusegun Obasanjo. Ancien président nigérian incarne l’autorité morale sur le continent. En 2009, il avait facilité le dialogue entre le gouvernement de Joseph Kabila et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dont certains dirigeants ont ensuite formé le M23. Hailemariam Desalegn. Ancien Premier ministre éthiopien et ex*président de l’Union africaine, il apporte une expertise technique et institutionnelle.

La réunion ministérielle du 28 février prochain sera une étape clé pour déterminer si cette nouvelle médiation a une chance de réussir, ou si, elle se heurtera aux mêmes blocages que les tentatives précédentes ».

7/7.cd titre « Le Parlement luxembourgeois convoque le ministre des Affaires étrangères qui a bloqué les sanctions de l’UE contre le Rwanda »

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, est convoqué par le Parlement de son pays pour justifier sa décision de bloquer les sanctions de l’Union européenne à l’encontre du Rwanda, alors que la présence de l’armée rwandaise aux côtés des rebelles du M23 dans l’Est de la RDC est avérée.

Dans un communiqué diffusé le mardi 25 février, dont 7SUR7.CD a obtenu une copie, un député luxembourgeois a exprimé son indignation face à la décision du ministre. « Nous avons donc déposé au Parlement une demande pour une question élargie au ministre des Affaires étrangères afin qu’il s’explique à ce sujet en séance publique à la Chambre », a déclaré l’élu du parti déi Lénk. (La Gauche NdlR)

Il affirme que le gouvernement luxembourgeois protège les dirigeants rwandais pour des raisons économiques, au détriment du droit international.

« Au nom du business, notre gouvernement tolère le mépris du droit internat

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